Un espace infiniment inconnu qui ressemble tant à notre désert intérieur.
Le désert du Thar est aussi appelé le Grand désert Indien.. Il a pris ce nom d’un terme dialectique local Thal qui signifie « chaîne de dunes de sable »
Le désert du Thar est (prolongé par le désert du Cholistan) d’une superficie d’environ 445 000 km2 dont seulement 300 000 km2 se trouvent dans le nord-ouest de l’Inde, principalement dans la région du Rajasthan, il fait frontière avec le Pakistan. A première vue c’est un désert comme on se l’imagine, avec ses rangées de dunes de sable docilement alignées pour en faire des photos de carte postale.

Dunes dans le désert du Thar près de Jaisalmer dans l'État de Rajasthan, en Inde
Photo : Shutterstock®
Mais surtout vous verrez le désert du Thar comme une plaine vaste et désertique, parsemée d’une rare végétation. Dans ces paysages hostiles il n’est pas rare de rencontrer des familles qui vivent là, d’une agriculture très précaire ou bien d’élevage.
Cependant essayez d’imaginer ce désert aujourd’hui fait de vagues de sable, sous la mer il y à plusieurs millions d’années… ! expliquant les fossiles et ammonites déposés dans la « pierre de sable » du coté de Jaisalmer.
Imaginez le comme une immense forêt, (180 millions d’années plus tôt), ce qui est attesté par les bois fossilisés trouvés à Akal prés de Jaisalmer.
Aujourd’hui cet espace est un parc national qui abrite beaucoup d’espèces animales et de plantes qui adaptent leur vie aux conditions environnementales sévères.
De nombreux acacias et autres plantes rivalisent d’ingéniosité, au coté d’une faune particulièrement riche, pour adapter leur stratégie de vie et endurer le climat afin réduire leur besoin en eau. Il faut dire que la chaleur peut s’élever à plus de 50° C en juillet et que les pluies y sont rares tout au long de l’année.
Ce désert compte de nombreux mammifères tels que les nilgauts, les gazelles-chinkara, les chats du désert ou les renards Indiens du désert.
On y trouve aussi de nombreuses variétés de reptiles, tel le boa des sables ou la vipère squameuse et le « lézard vrillé »…
Mais pour les voir, le mieux est de les attendre tôt le matin ou au coucher du soleil quand les températures sont moins chaudes.
« Il y à beaucoup de choses dans le Thar… » m’a dit mon meilleur ami Rajasthani, né dans ses confins, sous entendu pour le voyageur attentif.
C’est peut-être parce qu’ici, ce qui est sensé être visible semble plus imperceptible que l’invisible. C’est l’invisible qui devient le palpable.
Dés que le regard se pose sur l’infini désertique ce sont les certitudes qui disparaissent pour laisser toute la place à l’imaginaire.
Vient alors le cortège de questions métaphysiques restées sans réponse, sur l’origine des mondes. Viennent alors de nouvelles certitudes sur cet espace infiniment inconnu qui ressemble tant à notre désert intérieur.
